Alain Héril

Libérez-vous par le pardon - La préface d'Alain Héril

Libérez vous par le pardon

 

 

014

 

 

 

« Libérez-vous par le pardon » - Editions Bussière 2012

PREFACE D’ALAIN HERIL

Anne-Catherine Sabas, une parole humaniste en acte

Retrouver la parole humaniste d’Anne-Catherine Sabas c’est comme renouer avec l’apaisement. Son écriture transpire le respect de l’autre, l’empathie, la joie profonde d’exercer le métier de psychothérapeute qui est le sien.

J’ai eu la chance de préfacer quatre livres d’Anne-Catherine et à chaque fois je retrouve le même sang qui circule dans les veines de son texte. Un sang d’amour à la fois puissant et blessé.

Je connais l’auteure, c’est l’une de mes amies et je voudrais ici témoigner de combien son écriture est proche de ce qu’elle est. Anne-Catherine Sabas ne triche pas, elle est entière et ses textes aussi.

En me penchant sur la rédaction de cette préface je me suis demandé comment je pouvais présenter « Libérez-vous par le pardon » sans paraphraser la force de ce livre et son urgence. Et puis mes mots sont apparus bien pauvres face au « message » qui est le sien. Et je m’aperçois qu’il est plus judicieux ici de parler de l’auteure et de ce que son livre dit d’elle.

Nous sommes à une époque où nous avons, hélas pris l’habitude de différencier les paroles et les actes et d’accepter la différence entre ce qui est dit et son incarnation vivante en acte.

Anne-Catherine Sabas incarne ce qu’elle affirme jusqu’aux doutes, jusqu’aux angoisses qui cisèlent et parsèment ses écrits. Il en est ici comme dans ses autres livres.

Lorsqu’elle dit nous c’est un engagement personnel. Quand elle dit je c’est une invitation à nous inscrire dans son énergie.

Ici elle nous invite à nous pencher sur la notion de pardon. Ce n’est qu’un prétexte pour parler d’amour, de résilience, pour reposer encore et encore la question sans réponse d’une absence de don, de considération dans nos actes et nos paroles humaines.

Elle oscille entre le religieux, le spirituel, le psychanalytique et le philosophique. Elle engage toutes les possibilités de compréhension à notre disposition pour trouver un sens à ce qui parfois n’en a que très peu.

Je dois avouer que je n’ai pas le même optimisme qu’elle. Oui, bien sûr elle pose des questions et n’est pas une personne angélique et éthérée. Elle reste les pieds sur terre. Mais elle croit en la possibilité d’un monde meilleur. Elle finit d’ailleurs son livre là-dessus.

Anne-Catherine Sabas tend son énergie et sa pensée vers une tentative de résolution et de dépassement des contraires (l’homme contre la femme/ le juif contre l’arabe/le beau contre le laid…) afin de trouver une juste sérénité. On pourrait la croire naïve de ne pas prendre en considération la rudesse du monde. On pourrait imaginer qu’elle est à côté des réalités lorsqu’elle s’interroge et dit : « Et, sur notre jolie planète, des millions d'êtres s'entretuent, physiquement ou, encore plus insidieusement, psychologiquement.

Jusqu'où? Jusqu'à quand ? ».

En fait elle est personne pure et profondément croyante. Non pas d’une croyance religieuse évacuant les autres dogmes, mais d’une croyance profonde et ancrée en la possibilité de l’homme à se débarrasser de la haine ancestrale vissée en lui.

C’est pour cela qu’elle est une superbe thérapeute.

C’est pour cela qu’elle est un ange.

Lisez ce livre et vous verrez les ailes de l’auteure se déployer à chaque ligne.

Alain Héril

Psychanalyste et sexothérapeute

 

Extrait du livre "Petit manuel de vie, pour éviter 10 ans de psy " - éditions Bussière

Préface d'Alain Héril :

Anne-Catherine Sabas, la réconciliatrice
Anne-Catherine Sabas est une femme obstinée. De livre en livre elle creuse inlassablement le même sillon : celui de la réconciliation.
C’est son axe de pensée majeur. Pour elle, quelque chose de nous a été défait voire détruit et nous portons en nous cette faille comme le souvenir blessé d’un Eden à retrouver et à reconquérir. Il s’agit donc d’une quête qu’il nous faut entreprendre. Quête pour retrouver nos racines et nos valeurs fondamentales. Quête également pour faire se réconcilier en nous des parties opposées qui ne demandent qu’à être (enfin !) réunies : masculin et féminin, amour et sexualité, corps et esprit…
Et voici que, dans ce livre, elle aborde la réconciliation avec la Vie ! A priori on pourrait se dire que c’est d’une ambition folle que de proposer au lecteur un tel enjeu en si peu de lignes ! Et, pourtant le pari est réussi car Anne-Catherine Sabas a avec elle un atout de taille : la poésie. Car il s’agit pour moi d’une entreprise poétique qui n’a de cesse de nous ramener à l’essence même de ce que nous sommes, des chercheurs. 
Nous cherchons du sens et de l’essentialité et Anne-Catherine nous aide à ne pas perdre de vue ce terreau puissant pour accéder à ce qui peut donner à la Vie sa pleine mesure, son axiome le plus sûr : la joie enfin acquise d’être au monde dans une incarnation assumée et solaire.
Bien entendu elle a un plan, un parcours, un projet à nous proposer. Mais au-delà des aspects conceptuels, il faut lire ce livre aussi entre les lignes. Je dirais même qu’il faut le lire de manière énergétique. Comment ? En se laissant imprégner de ce qui sous-tend chaque phrase, chaque mot. Et cette force qui porte les mots c’est l’amour tout simplement.
Anne-Catherine Sabas ne fait que traduire son amour de l’amour, sa passion obstinée (j’y reviens !) pour un monde où nos relations ne seraient sous-tendues que par cette énergie puissante et régénératrice de l’amour.
En ces temps troubles et incertains que nous traversons cela peut paraître naïf que de croire en cela. Mais la question n’est pas d’adhérer ou pas à une quelconque assertion, la question est de savoir si l’on est prêt à tenter cette expérience d’un rapport à soi qui commencerait par l’amour et finirait par lui.
C’est donc le livre d’une femme amoureuse de la Vie et qui dit haut et fort cette passion, et qui nous l’a fait partager comme en cadeau, comme en don.
Si nous regardons les titres de chapitre de ce livre, on ne peut que constater la grandeur du propos : réintégrer son corps, guérir, recevoir le monde, faire l’amour avec le monde, rencontrer l’autre…
C’est un livre d’une grande spiritualité et d’un compagnonnage habile et puissant : Rûmi, Christiane Singer, André Breton, Christian Bobin, Albert Einstein, Roland Barthes et bien d’autres sont cités.

Ils sont comme des points d’appui autour desquels les phrases d’Anne-Catherine virevoltent et prennent sens.
Tout cela concourt à nous emmener dans un voyage dont la profondeur et la sincérité forment un rendez-vous auquel nous sommes heureux d’être convié(e)s.
Et l’on pourrait penser en fermant ce livre qu’il s’agit d’un écrit ultime, qu’Anne-Catherine Sabas n’aura plus rien à dire au-delà de la fougue et de la tendresse de ce « petit manuel ». C’est bien mal la connaître. Elle a encore beaucoup de choses à dire, à nous dire, beaucoup d’histoires à partager. Car son entreprise de réconciliation ne fait que commencer. Elle est en marche comme le pèlerin qui a prit son bâton et qui ne s’arrêtera que mission accomplie et destination atteinte.
Pour ma part je suis prêt à l’accompagner sur ce chemin car il est primordial à la construction de notre humanité. Puisse chaque lectrice et chaque lecteur avoir le désir d’en faire de même.
Croyez-moi, cela en vaut largement la peine !


Alain Héril
Psychanalyste et sexothérapeute

1558486 690835130956410 1657550021 n