ELLEs se LIVREnt

L'arc-en-ciel qui voulait entrer dans le cœur des gens.

Il était une fois un arc-en-ciel qui voulait entrer dans le coeur des gens.

 

 Il trouvait que le coeur des gens était terne et triste et il avait envie de mettre plein de couleurs dedans ; mais chaque fois qu'il voulait s'approcher, il trouvait porte close. Tous les coeurs qu'il rencontrait étaient fermés à double tour. Et plus les coeurs étaient fermés, plus il insistait. Et plus il insistait, plus les coeurs se fermaient. Il déploya ainsi longtemps son énergie à vouloir forcer le coeur des gens, au point de se retrouver épuisé, au point de ternir ses propres couleurs. Il se demandait si les gens ne voulaient surtout rien recevoir de peur de devoir donner. Peut-être ne sont-ils pas prêts à recevoir ; peut-être ne sont-ils pas prêts à donner, se disait-il.

 

 Quand il s'en retourna au pays des arcs-en-ciel, découragé et triste, ses pensées encore tournées vers tous ces gens fermés à l'amour des couleurs et aux couleurs de l'amour, il croisa ce qui lui sembla être les restes d'un arc-en-ciel ; ce dernier, en effet, était tout délavé, tout pâle, bref, il avait une bien mauvaise mine. Celui-ci lui raconta alors que l'envie lui était venue, à lui aussi, d'aller dans le coeur des gens, et qu'il en était revenu dans cet état-là, vidé de ses couleurs, vidé de ses forces. C'était comme s'il avait traversé le plus effroyable des orages.

 

 Il raconta que les coeurs qu'il avait visités avaient bien accueilli son idée de partage des couleurs, mais qu'en fait, l'idée de partage ne leur suffisait pas, ils voulaient tout prendre, ils en voulaient encore des couleurs, et ils en voulaient d'autres, ils voulaient toutes les couleurs, même celles qui étaient vitales pour l'arc-en-ciel. Et à donner sans compter, l'arc-en-ciel avait fini par mettre sa propre vie en danger et il avait dû fuir ces coeurs-là pour aller se refaire une santé dans le pays des arcs-en-ciel.

 

 Et les deux arcs-en-ciel se racontèrent ainsi leur excursion dans le monde du coeur des gens et l'expérience que, chacun à sa manière, ils avaient vécue. Et ils se racontèrent leur vie, surpris de ne s'être pas rencontrés plus tôt dans le pays des arcs-en-ciel. Il faut dire que le pays des arcs-en-ciel est très grand.

 

 Et après avoir longuement partagé leur ressenti au contact de certains coeurs humains, les deux arcs-en-ciel arrivèrent à la conclusion que c'était orgueilleux de leur part que de vouloir mettre leurs couleurs dans le coeur des gens, qu'il était plus humble, quoique difficile, de laisser chaque coeur humain créer, à son rythme, ses propres couleurs.

 

C'est ainsi que les deux arcs-en-ciel renoncèrent à leur désir de mettre des couleurs dans le coeur des gens et ne s'occupèrent plus, dans le pays merveilleux des arcs-en-ciel, et non sans une pensée et une prière pour leurs frères humains, que de maintenir leurs propres couleurs dans leur plus bel éclat.

 

Patricia Belardinelli

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Jeu de Couleurs du mercredi

" Expandre "

acrylique sur toile 30 sur 30

avec certificat d'authenticité 

par Bettina Dupont

prix : 90 euros 

frais de transport :  gratuite pour la France 

dupont.bettina@laposte.net

http://www.creativite-artistique.com/

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Le monde et nous

On me demande parfois pourquoi quelqu'un dont la vocation est l'accompagnement individuel ( psychothérapie, développement personnel, relation d'aide, etc... ) peut être amené à se mêler des affaires du monde. Pourquoi, sur les réseaux sociaux, je partage des informations concernant les manifestations dont notre pays ( mais pas que lui ) est le théâtre. Ne serait-il pas plus cohérent de continuer à communiquer seulement autour de l'importance de bien respirer, de faire la paix avec son histoire, et de comprendre les schémas dans lesquels notre arbre généalogique nous a plongés? Ca, c'est bien sûr important. Et très utile.

Seulement, après 18 ans passés à recueillir les confidences d'hommes et de femmes qui tentent de soulager leurs souffrances psychiques, il m'apparait clairement que l'état des individus que nous sommes est aussi lié à l'état du monde dans lequel nous vivons. Les conclusions de la physique quantique, la sociologie, ou les explications illustrant les pouvoirs de ce qu'on appelle l'Inconscient Collectif se rejoignent : nous sommes tous reliés, donc interdépendants.

Et si j'ai écrit (entre autres) les ouvrages " Triomphez de la souffrance au travail" et " triomphez des manipulateurs", c'est bien parce que la plupart de nos douleurs, pathologies, états d'anxiété, pour ne citer qu'eux, sont souvent directement liés aux conditions que notre société nous offre, en terme de santé, de valeurs, et de travail...

Les psychologues, les économistes, les médecins, les sociologues, mais aussi et surtout les prophètes et les poètes, nous le disent: nos sociétés sont malades. Malades de trop d'individualisme, et surtout des rêves de pouvoirs de quelques uns.

Comment aller bien si notre monde souffre, si nous courbons sous le poids des injustices, si la souffrance de nos congénères vient hurler à notre porte? A moins d'être complètement clivé, tôt ou tard nous nous sentons concernés par les bonheurs et les malheurs de nos semblables. Ainsi , le cheminement de guérison et de réflexion nous concernant nous amène tôt ou tard à nous demander quelle est notre place dans ce monde, et comment lui être utile d'une façon ou d'une autre.

A l'heure où j'écris ce message, des centaines de milliers d'individus sont mobilisés, dans le monde, pour tenter de faire entendre leur voix: ils refusent cette fameuse loi " travail" , mais surtout refusent la manière dont les lois sont votées, appliquées, au mépris de nos besoins et des fondements mêmes d'une société soi-disant démocratique.

Comme eux, je pense que l'heure est grave. Je les soutiens de tout mon coeur. Et de ma plume.

Comme eux, je crois que nous devons nous rassembler d'urgence pour faire entendre et installer dans notre pays des valeurs plus humanistes. Je crois que tous les êtres humains animés de bonne volonté, et surtout d'une volonté de faire triompher la paix doivent se mobiliser maintenant. Chacun à son niveau.

Tous les groupes doivent oublier leurs querelles de chapelle, leurs étiquettes. Car ce n'est pas le pouvoir d'un ou de plusieurs hommes que nous voulons voir triompher, mais la puissance de l'humanisme et d'une vraie justice sociale. Toutes ces notions n'appartiennent ni à la gauche, ni à la droite, mais au patrimoine spirituel de l'humanité. Et il ne s'agit pas seulement de nos jeunes, de nos salariés, de nos policiers, etc... ni de de notre France, de notre Europe, mais de notre monde. De notre humanité.

Et je ne vois pas comment, en étant confrontée jour après jour aux souffrances individuelles de celles et ceux qui me font confiance, je pourrais rester silencieuse sur ces thèmes.

Nous vivons une semaine où les manifestations, en France, se multiplient. Et avec elles les violences.  Partout ,dans chaque groupe, des individus sont animés d'intentions destructrices. Mais je sais aussi que parmi les Forces de l'Ordre de plus en plus d'hommes et de femmes sont malades de devoir obéir à des ordres qu'ils jugent fous.

J'espère que tous ces groupes réussiront à se rassembler le 10 juin, place de la Concorde. Pour une Manifestation Pacifique. J'espère que la Paix prévaudra sur les débordements. J'espère que tout ce à quoi travaillent certains êtres éclairés depuis des années ( Etienne Chouard, Eric Fiorile avec le CNTF*, certains Généraux désabusés, pour ne citer qu'eux ) trouvera sa place le moment venu.

Je crois que le moment de construire un monde nouveau est venu. Nous ne pouvons pas continuer à voir notre monde mis à feu et à sang  à cause de la folie de certains qui sont prêts à tout dérégler sur leur passage.

Il nous faut croire, et croire encore, qu'un sursaut de vie et d'humanisme est possible. Et marcher dans ce sens.

Que les hommes et les femmes du passé, qui ont fait de leur vie une oeuvre de paix et d'humanisme, puissent nous inspirer. Et nous protéger, de là où ils nous regardent.

*http://www.conseilnational.fr/index.php

 

 

 

 

 

 

Comment ne pas perdre son âme chaque jour?

 

FEMME ET SUR TOUS LES FRONTS :

Comment ne pas perdre son âme chaque jour ?

 

Ces quelques lignes sont un développement de certaines idées que j’ai abordées avec vous lors de ma conférence au Salon elles se Livrent, à Braine l’Alleud en Belgique les 5 et 6 mars 2016. J’ai eu envie de prolonger cette réflexion et de la mettre par écrit. Vous pouvez donc partager ce texte, à condition de mentionner le nom de l’auteur.

 

  • Tout d’abord, ceci n’est pas un plaidoyer féministe, même si je reconnais avec énormément de gratitude les avancées que nous devons aux féministes. Gratitude aussi aux hommes qui oeuvrent pour améliorer le bien-être de la femme. Une mention particulière à Bou Bounoider, le créateur de ce salon, qui fait un travail magnifique.  
  • Mon travail de psychothérapeute engagée sur le chemin de la réconciliation m’amène à réfléchir à tout ce qui peut nous faire sortir du clivage masculin-féminin, et à œuvrer dans la complémentarité plutôt que le conflit ou le règlement de comptes.
  • Que les femmes, aujourd’hui, pour ne pas continuer à subir la domination masculine, doivent se mettre à ressembler à des hommes, n’est à mon avis qu’une demie-victoire. Une étape probablement indispensable, car elles doivent retrouver leur force, mais à mon avis cette étape doit être dépassée. J’ai déjà abordé ce thème dans «  le paradoxe d’Eve » ( Editions Ellébore ). En effet, il me semble indispensable de comprendre où nous en sommes, nous les hommes, nous les femmes, et comment réfléchir à un monde plus harmonieux. Où les complémentarités travailleront en association plutôt qu’en opposition.
  • Nous allons évoquer des généralités, et je appelle qu’il y a, bien sûr, des exceptions. Mais ce que nous entendons dans nos cabinets, au troisième millénaire, montre bien que certaines différences physiologiques, et donc psychologiques, ne peuvent être gommées d’un coup de baguette magique.
  • Une précision s’impose : si la distinction homme-femme vous pose problème, je vous propose d’entendre dans mes paroles «  masculin-féminin », ou yin-yang. Car c’est un fait que l’univers est constitué de deux polarités, de deux mouvements qui s’interpénètrent et ont chacun un rôle à jouer.
  • Enfin, pour terminer sur cette notion de complémentarité, et pour rappeler que ces pages s’adressent à tous, rappelons que les hommes sont, pour la plupart, élevés par des femmes : leurs mères, ou celles « qui font office de ». Leur façon de se comporter a donc été très souvent apprise au contact du féminin.

Je vais donc, vous parler de la femme, mais surtout du Féminin, et de certaines valeurs qui mériteraient, à mon avis, d’être réhabilitées pour que nos sociétés ailent mieux.

 

I        - LA FEMME MULTITACHES

 

Quelques rappels sur l’évolution de la condition de la femme dans nos pays occidentaux :

  • La femme n’est pas excisée. Elle a le droit de réguler sa fécondité grâce à la contraception, et même à l’avortement.
  • Elle a le droit de travailler, de conduire une voiture, de signer des chèques. Bref, elle est « libre ». Ne riez pas.
  • Pourtant, moins de femmes que d’hommes à des postes de pouvoir. Pour des postes équivalents, les salaires sont encore la plupart du temps inférieurs à ceux des hommes.

 

Essayons de comprendre ce qui se passe là. Nous ne nous apesantirons pas sur des considérations historiques ; j’en parle dans «  le paradoxe d’Eve », et là n’est pas mon propos. Tentons juste de comprendre, à la lumière de mon expérience clinique, ce qui se passe dans l’Inconscient de la femme moderne.

  • Biologie : les hémisphères cérébraux de la femme sont moins spécialisés que ceux d’un homme. Ce qui explique pourquoi elle peut parler et écouter en même temps, tout en se faisant les ongles… De plus, ses hormones stimulent en permanence les liens entre les deux hémisphères et incitant donc les cellules nerveuses à créer des connexions supplémentaires.
  • La femme est donc plus facilement multitâche. Elle peut être mère et chef d’entreprise, et nourrir sa vie amicale, tout en réussissant à rester sexy pour l’être qui a envie de lui plaire et de la conquérir. Mais elle n’est pas spécialiste. Depuis la nuit du temps, le rôle qui lui a été imparti a été celui de régulatrice sociale, d’éducatrice, de dispensatrice de vie.
  • A ce propos, rappelons que son corps possède une faculté d’adaptation à l’autre : Pour les besoins de la grossesse, toute la chimie d’un corps féminin -sans parler de la place nécessaire à accueillir et couver un bébé dans son utérus durant neuf mois- est modifiée. Pour celles d’entre vous qui ont porté un enfant, vous vous souvenez probablement que vers la fin de la grossesse, le bébé pèse sur le dos, sur l’estomac, sur les poumons, bref, partout.. et que pourtant nous continuons à le porter. Ce qui explique pourquoi la femme a souvent une capacité au sacrifice bien plus développée que son frère l’homme.
  • Ses hormones l’incitant à privilégier la relation – et le bien-être de l’autre  -plutôt que l’individu. Le bien-être plutôt que la performance.
  • Alors, que se passe-t-il dans la vie sociale ? La femme s’est « libérée ». Elle travaille. Elle gagne de l’argent. Elle peut quitter son conjoint s’il la maltraite. Parfois, d’ailleurs, elle ne le fait pas. Elle reste pour les enfants. Pour leur éviter un traumatisme. Elle sait qu’elle ne sera pas heureuse si sa progéniture ne l’est pas.
  • Elle est multitâche, et elle sacrifie souvent sa profession parce que, n’ayant pas un cerveau « spécialiste » , elle est équilibriste. Plutôt un équilibre global qu’une réussite éblouissante sur un plan, doublée d’une catastrophe relationnelle. Donc, elle fait l’équilibre. De plus, la société attend d’elle qu’elle soit une bonne mère. Les psys savent, n’est-ce pas, que nos mères sont responsables de TOUS nos malheurs J J Donc, il faut être bonne mère. On ne sait pas trop ce que c’est, une bonne mère : mais pour l’inconsciente fémiinin c’es tmalheureusement lié à «  en faire toujours plus ».

Et, là-dedans. Les valeurs féminines sont tout simplement gommées. Elles sont au service d’une mécanique qui nous ont dépassés, et asservis, depuis longtemps. Nous les hommes et les femmes. Nous sommes devenus des robots.

 

II       L’ ETAT DU MONDE

 

  • Bref survol de la façon dont sont réparties les richesses sur la planète : 95 % entre les mains de 5 %. Ce qui oblige les 5 % que nous sommes ( certains disent les 1 % ) à travailler, à prendre part à une course folle qui est basée sur certains critères, certaines valeurs :
  • Le pouvoir : le plus fort mange l’autre (on mange l’autre même si on n’a pas faim, le but étant surtout de ne pas être mangé soi-même ).
  • La compétition : la compétition en entreprise : si vous ne convenez pas, on vous jette. Mais aussi dans la vie relationnelle. Combien entre nous, ont des amis qu’ils ont gardé depuis 10 ans, 20 ans ?
  • La force : il faut avoir l’air fort : alors on fait du sport, on fait des liftings, des régimes, des UV, des crèmes Machin.. On passe son temps à vérifier que son ventre est bien plat, ses muscles bien fermes, ses rides pas trop apparentes… On séduit des plus jeunes pour se rassurer…
  • Et puis on court : car il faut avoir l’air occupé. Tant de choses à faire, à entendre, à connaître, à voir… Alors une journée de travail, et puis s’occuper de la famille. sans oublier, de vous être épilé, rasé, pomponné… Et puis d’être disponibles pour faire l’amour.

Notre monde a privilégié les valeurs masculines. Toujours plus haut, toujours plus, toujours plus fort. Ces valeurs qui permettent des choses magnifiques : le progrès, les avancées technologiques et scientifiques, etc.. à condition qu’elles soient au service de la vie, et de la nature, et pas l’inverse.

 

Que se passe-t-il intérieurement, pour beaucoup d’individus :

Des burn out à la pelle. Pour les hommes comme les femmes. Des arrêts de travail , des dépressions, des suicides. Des somatisations, des insomnies, des angoisses.

Et nos âmes , là-dedans ?

Et nos sensibilités, et nos limites ? Et nos états d’âme ?

 

III      NE PAS PERDRE SON AME

 

Comment considère-t-on nos sensibilités, dans nos cultures ?

  • N’oublions pas qu’un couple ne peut fonctionner harmonieusement que si les deux polarités qui le composent fonctionnent ensemble, en se régulant l’une l’autre. Le Masculin sans le Féminin est aussi déséquilibré que le Féminin sans le Masculin .
  • L’état de notre monde, basé sur des valeurs de profit, de domination, de pouvoir, et de force, est le résultat de choix. De choix ou de non-choix qui ont été faits de part et d’autre. Il ne s’agit donc pas d’accuser les hommes, mais de comprendre comme remédier au déséquilibre.

Alors, comment considère-t-on les valeurs féminines chez les hommes :

  • Un homme ça ne pleure pas. Il doit être fort. Il faut accepter la compétition. Le peu d’hommes qui acceptent aujourd’hui de prendre des rôles dévolus aux femmes (congé parental par exemple, « homme au foyer » ) est révélateur.
  • Et que penser des hommes qui gagnent moins que leur épouse ? Mon expérience en cabinet est que la plupart le vivent mal ( et, accessoirement, le font payer cher à l’autre ) , car l’image qu’ils ont d’eux-mêmes est fortement dégradée, ce qui rend la relation de couple très difficile. Pour les autres, et j’espère qu’ils sont nombreux, je ne peux évidemment pas en parler car ils ne viennent pas me consulter.

 

Et les valeurs féminines chez les femmes ?

 

Quel discours la société nous offre-t-elle sur les femmes ? Avec tous les jugements méprisants qui y sont associés ?

  • Leur sensibilité ? « Elles sont fragiles, les pauvres. Tellement vulnérables. »
  • Leur intuition : « Ah, les femmes,  elles ne sont pas logiques, elles ont des lubies »
  • Leurs émotions : « Elles sont soumises à des cycles hormonaux » ( repose-toi, ma chérie, et après tu nous embêteras moins … )
  • Leurs besoins affectifs : « Elles ne sont jamais contentes, elles en veulent toujours plus. Elles sont chiantes »…
  • Leurs rêves : « Elles sont puériles, immatures … »

Voilà ce qu’on entend souvent, en thérapie. Les femmes elles-mêmes le disent, comme pour s’excuser d’exister.

Dites, Mesdames, vous est-il arrivé de maudire votre sensibilité,  vos pressentiments, et de pleurer dans votre coin parce que, quoi que vous fassiez, vos souffrances n’étaient pas entendues ? Parfois même ridiculisées ?

 

Alors, si nous remplaçons féminin par Nature, qu’est-ce que ça donne ?

  • Il faut produire. La nature doit être rentable. Les élevages intensifs, les engrais, les pesticides, la mort des abeilles, la déforestation, les eaux polluées…
  • Ne pas respecter les rythmes : toujours plus, toujours. Pas le temps de souffler 
  • Il faut assurer coûte que coûte : les carottes qui n’ont pas la bonne forme, la bonne taille ? Poubelle. Des milliers de tonnes de produits jetés (alors que plus de la moitié de la planète ne mange pas correctement) parce que les mensurations des légumes ne correspondent pas aux critère de certains.
  • Et l’amour, dans tout ça ? Et la beauté ? Mais la Nature doit être rentable ; pas le temps de l’aimer, de la contempler, de la humer. Elle est là pour être utilisée. Elle est au service de L’Homme.

 

Et si nous sortions de ce rythme fou ? Si nous écoutions notre âme ?

  • Ecouter les émotions : ce ne sont pas des élucubrations d’hystériques. Ce sont des signaux que notre corps, ou la nature, nous envoient, et qui nous alertent sur les limites à ne pas dépasser. Toute la nature, et le règne animal, est basé là-dessus : sur des programmations archaïques, des instincts de protection, de préservation. Et on voudrait nous faire croire que l’humain, avec sa petite excroissance qu’est le néo-cortex, aurait toutes les solutions pour rendre parfait un équilibre qui l’est déjà depuis des milliards d’années. Soyons sérieux !!

 

Aller au front, justement. Ca serait quoi ?

  • Que le féminin se mette à participer activement à la reconnaissance de sa propre sensibilité. De ses instincts, de ses besoins. Ne se taise pas, et continue à faire entendre sa voix jusqu’à ce qu’elle soit respectée et prise en compte. 
  • Que, d’une position de victime ( parce que, quand on se croit faible, que reste-t-il comme option que de se soumettre, ou de s’en remettre à celui qui dit que certains aspects de nous ne sont pas importants ?  ), on passe à une position résolue, déterminée à protéger certaines valeurs.
  • Que le Féminin prenne le temps de sentir sa force, et arrête de se croire fragile. Il parait qu’une  mère a été capable de soulever un camion pour sauver son enfant coincé dessous.

Que font les femmes ?

Que faisons-nous, tous, face à la domination de certains qui se croient puissants ?

 

CONCLUSION :

 

Voilà .Chers amis. Hommes et femmes.

Je vous propose donc, chaque jour, de ne pas perdre de vue quelles sont vos priorités.

De continuer à vous émouvoir face à un coucher de soleil, au sourire d’un enfant .

De « lever le pied » pour profiter du temps qui passe, et de vous accorder de le passer avec ceux qui comptent pour vous, et pour qui vous comptez réellement.

Et puis, bien sûr, de ne pas oublier de lire J

 

Pierre Rabhi :

« Il nous faudra répondre à notre véritable vocation, qui n'est pas de produire et de consommer jusqu'à la fin de nos vies, mais d'aimer, d'admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes. »

 

Et , s’il le faut, il nous faudra nous positionner pour préserver cette vie, et l’arracher des mains de ceux qui la maltraitent, la bradent, la mutilent pour leurs intérêts économiques.

Merci.

Les photos du salon " Salon Elles se Livrent " du 5 et 6 mars 2016

C'était à Braine l'Alleud, un Salon accueillant, à taille humaine. Merci pour tous ces échanges agréables  .

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