Il y a des jours, comme ça...

Il y a des jours, comme ça, où l'on respire la finitude.

Où l'on se sent  épouser ses propres llimites, son impuissance à réécrire l'histoire.

Où s'achève la possibilité d'infléchir le cours des choses. Où ne reste rien que la conscience d'être.

Où la seule chose qui peut nous apaiser est d'assumer notre souffrance face aux souffrances de ceux qu'on aime.

Là, il ne reste rien qu'une prière muette, une présence solidaire et silencieuse.

Et cet espoir , vibrant, de voir se dessiner, devant les pas de ceux qu'on aime, le chemin le plus paisible, le plus heureux.

A cet instant, on réalise qu'on est , toujours, et malgré nous, une mère, un père, pour ceux qu'on aime.

Celui ou celle qui veille, qui se tient là, présent et consacré, au plus fort du tourment.

Parce qu'au bout du compte , on ne sait rien faire d'autre.

On ne sait qu'aimer. Et être là.