L'âme du consommateur, un article d'Antoine Fratini

Je partage avec vous cet article de mon ami et colègue Antoine Fratini.

Il me semble indispensable, et urgent, de le lire. En excusant, évidemment, Google traduction pour ses approximations et ses libertés. 

Cet article est tiré du blog psycho-animisme. Vous pourrez le retrouver dans son intégralité, et dans sa version originale, l'italien,  ici:: https://psicoanimismo.wordpress.com/2018/04/11/lanima-del-consumatore/

" L'ÂME DU CONSOMMATEUR

Oh oui, cela peut sembler étrange ou contradictoire, mais aussi le consommateur a une âme! Le problème, s'il en est, consiste à le reconnaître et à l'appliquer. Prendre conscience du «pouvoir», dans le sens que les peuples tribaux attribuent à ce mot, représenté par le statut du consommateur, n'est ni une opération facile ni une opération indolore. Comme toute puissance, même celle liée aux choix de consommation prend ses responsabilités et se révèle, au moins au début, plutôt embarrassante à assumer. Comme toute prise de conscience authentique, cela n'est pas sans engagement, mais est le résultat d'un travail long et difficile sur eux-mêmes. Un travail de désaliénation de la nature et de l'âme, deux entités que notre culture nous a habitués à séparer mais qui en réalité forment un ensemble inséparable.

Comme je l'ai soutenu l'année dernière au Festival dell'Etica de Parme, non sans susciter l'inévitable résistance du public, le statut de sujet a subi un processus de dégradation à travers les siècles en Occident. Il est passé du sujet de l'humanisme à un sujet ouvrier, puis de ceux-ci à un sujet de langage pour finalement arriver chez le consommateur, ce qui a indéniablement quelque chose d'horrible, voire de déprimant. L'homme moderne n'est plus une mesure de toutes choses, le travail n'est plus un moyen d'encourager l'individuation, mais seulement un moyen de subsistance, et l'éloquence n'est que le reflet de sa fausseté structurelle. Aujourd'hui, le citoyen compte et est courtisé uniquement pour son pouvoir d'achat. Derrière les moyens faussement polis et séduisants utilisés par les médias et tous les appareils de la société de consommation, il y a la tentative constante et inexorable d'exploiter ce pouvoir pour en tirer profit. "La consommation, donc je suis" est l'équation invisible donnée à comprendre derrière les différents "conseils pour les achats" et les slogans publicitaires et c'est précisément cette équation qui rend l'émancipation du consumérisme si difficile.

Cependant, cette même loi peut aussi représenter une fortune, pourvu que nous nous réappropriions le pouvoir qui s'y rattache. En effet, si les consommateurs trouvent la force, le courage et la clarté pour répondre «non» à toutes ces invitations à se racheter à travers la religion économique dont ils sont constamment objets, ils utilisent en même temps leur pouvoir d'achat de manière éthique et consciente, nous verrions bientôt une amélioration sensible de la société entière sans la nécessité de mettre leurs espoirs dans n'importe quel parti politique ou mouvement. L'un des obstacles à cette opération les plus difficiles peuvent être récapitulées sur la question défaitistes, tant mal que deresponsabilizzante: « si je suis le seul que puis-je faire / nous? », Pour ce qui suit inévitablement la réponse: « rien ». De là à s'asseoir avec des mensonges,

Lors du débat lors du festival d'éthique susmentionné, une personne est intervenue en disant que le marketing avait déjà prévu toute forme de réaction du consommateur. En effet, comme le soulignent certaines études, le consommateur et en général les marchés maintiennent heureusement une part d '«irrationalité» qu'aucun marketeur ne pouvait anticiper. Pour illustrer la thèse soutenue ici, nous allons prendre quelques exemples plutôt paradigmatiques. Si la majorité des consommateurs se mettessero progressivement à acheter uniquement des produits « bio », comme il est connu sur la base des règles éthiques plus strictes que les autres produits, toutes les entreprises répondraient à cette entréeconvertir à l'agriculture biologique, ou même inventer d'autres labels éthiquement plus significatifs, avec tous les effets positifs que cela impliquerait tant du point de vue de l'environnement que de la santé.

Un autre exemple est la lutte contre la mondialisation, dont les effets délétères en termes de gaspillage d'énergie et de pollution sont aussi forts qu'ils sont évidents pour tous. Les grands traités intercontinentaux de libre-échange entre les pays comme le TTIP et le TAFTA semblent imparables, malgré l'inquiétude des associations de consommateurs et les manifestations ponctuelles des citoyens. Pourtant, comme l'a dit le grand philosophe comique Coluche dans une de ses blagues, «si certains produits n'étaient plus achetés, plus aucun produit ne viendrait!». Dans ce cas, il suffirait d'acheter des produits à zéro kilomètre, local ou au plus national pour mettre fin à cette folie.

Aujourd'hui, il existe des bases pour réaliser cette révolution authentique, car grâce aux nouvelles technologies de l'information, il est possible de trouver des informations jamais atteintes auparavant. Les connaissances et de l'information grâce à Internet ne sont plus le privilège de quelques-uns, mais ils sont et restent en tout temps à la portée de tous ceux qui ne l'intention de régler pour les versions habituelles « officielle » de la réalité, les discours habituels délivrés au nom de Dieu économie.

Alors, sujet de consommation ou sujet de consommation? Consommateur avec âme ou privé de l'âme? Le choix est à vous ...

Antoine Fratini