Un témoignage poignant

Un témoignage de Madame D, qui vous concerne peut-être aussi :

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Bonjour,


C'est avec beaucoup d'interet que j'ai lu et relu votre livre sur la souffrance dans le travail.

Je tenais à vous remercier pour la lumière que vous apportez quand les ténèbres se font trop proches,

J'ai écrit quelques lignes me concernant :


"Je suis dans un tunnel, mais je vois la lumière, et je n’ai qu’un but, venir à elle.
Je travaille chaque jour mais j’ai cette angoisse qui m’accompagne tel un étau qui se resserre, et ne pas arriver à dormir me rend très irritable et fragile. Je me sens fragilisée et je ne peux me retrouver en milieu hostile dans mon travail. Dès que je me lève, je me dis « vivement ce soir » mais l’énergie pour tenir le coup est effarante car je lutte à contrecourant dans un poste qui ne me convient pas mais dont j’ai besoin avec un management de merde et versatile.
C’est un travail éreintant par la cadence et ce rythme m’épuise nerveusement et je ne trouve pas le sommeil, la paix sans prendre de Lexomil. J’essaie de compenser en bougeant et en marchant beaucoup pour calmer mon mental agité.
L’angoisse est tapie au fond de moi car je sais que mon travail est un besoin vital et la perte en cours du travail à mon mari me fragilise. Mon inconscient n’oublie pas ce chemin que nous avons traversé sans soutien, car ce qui se ravive ici ce n’est pas tant la perte financière mais l’absence de cœur de notre entourage proche.
Ce matin et plusieurs matins depuis deux semaines, les ténèbres reviennent et s’installent dès mon réveil ; j’essaie de ne pas leur laisser de place alors je lutte sans cesse mais sans réserve suffisante de sommeil, je suis faible, et ma combativité diminue.
Je ne m’arrête pas par prescription médicale, pas parce que je n’ai pas envie de travailler, car cette absence d’envie je la combats chaque jour pour faire vivre ma famille, mais parce que je manque d’énergie et cette énergie est mon sommeil. Là concrètement, je donne du repos à mon esprit, à mon mental, de l’énergie, un moment où il est OFF.
J’ai écrit à ma hiérarchie que je souffre d’angoisse et d’insomnie. C’est vital et je ne veux plus me mentir ; je ne sais pas si c’est une bonne idée mais taire ma souffrance n’est plus faisable.

J'entreprends, car je ne veux pas sombrer, une thérapie, et réclamer auprès de mon entreprise un bilan de compétence, un DIF de gestion du stress et de la pression , et un 80%.

Merci pour votre lecture,

cdt,

Madame D

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