Le sexe fort - Ph. Schneider

Ma préface : 

Je commence à rédiger cette préface sous l’emprise d’une profonde émotion. En moi se soulèvent et s’émerveillent la femme, les femmes, la terre, la nature, nos ancêtres, et ces longs sourires de mes vieux frères chamanes oubliés sur les ailes du Temps … Vous savez, là où ce sourire et cette larme vibrent ensemble, harmonieusement. Là où l’Amour n’a pas été évincé, méprisé. Là où la vie circule encore, généreuse et rédemptrice…

J’ai rencontré Philippe aux Journées du Pardon 2015, dans un lieu magnifique nommé le Val de Consolation, et me reviennent ici quelques souvenirs exceptionnels. Tout d’abord le rire de Philippe : un rire déferlant comme une cascade venue du fond des âges, d’un lieu où le corps et le cœur n’était pas divorcés. Puis, plus tard, il y a eu cette improvisation fougueuse qu’il nous a offerte, sur le piano de Marc Vella. Spontanément, quelques musiciens sont venus communier. Et moi, sans pouvoir m’arrêter, je me suis mise à chanter. Et puis je me souviens du regard profondément tendre et majestueux de son épouse. Des silences complices, si chargés, qui les rassemblaient comme une danse toujours à refaire.

Qu’ils soient bénis, tous les deux, pour ce chemin qu’ils partagent et qui pourrait en inspirer plus d’un.

Ce livre, ce livre…. Mon premier mouvement est de me recueillir. De m’agenouiller, le cœur empli de gratitude.

Voici la longue plainte d’un homme qui se souvient….

Voici un appel, une résurgence, une mélopée issue des profondeurs de l’ADN Cosmique.

Le chant des baleines et le souffle de l’orage s’y trouvent mêlés, et nous convient…

Homme, entendras-tu ?

Femme, oseras-tu recevoir ?

Philippe est un homme qui parle au cœur et à l’âme. Il a voyagé dans les profondeurs du masculin et du féminin. Il nous explique, comme pour s’excuser, que ce fut facile et qu’il était prédestiné, parce qu’il porte, entremêlé à ses prénoms « masculins » le doux nom de Marie. Marie, la Mère. Peut-être, soit… mais mon intuition me dit qu’il lui fallut beaucoup de courage et d’audaces pour aller mettre à nu, en lui, les contradictions et les richesses de ce double héritage. Et de nous offrir sa contribution à l’Unification dont notre monde a tant besoin.

Toi, la femme des femmes, Marie, dit-il, tu as touché mon cœur, et tu veilles sur moi.

Philippe partage avec nous ses intuitions fulgurantes sur les moyens de retrouver l’unité, et il décide de les suivre : « Je fais le choix de placer mon intelligence au service de la paix, de la douceur et de l’harmonie . Et je façonne mon existence tel l’alchimiste qui transforme le plomb en or, réalisant ainsi la quintessence, l’unicité et la source retrouvées. »

 

Et nous sommes conviés, à sa suite, à cette alchimie d’où nous pourrons enfin sortir réconciliés, apaisés. Sacralisés.

Poème, hymne, chant d’amour à la Femme, à l’Homme mais surtout tentative réussie d’aller insuffler de l’amour dans chaque pore de sa masculinité. Son hypothèse étant que c’est ainsi que s’abreuvera sa terre intérieure, et que la paix en résultera. Sortir de la division, sortir de la lutte. Arrêter de se battre. Avec soi, avec l’autre. Féconder l’orgueil par la douceur, et le voir ainsi se transformer en puissance douce et assumée.

« La terre est malade et nous en sommes responsables. Nous n’avons su protéger son existence vénérable. Seules les sociétés primitives avaient cette conscience aiguë du respect de celles qui nous donnaient la vie et qui ne faisaient qu’un avec notre mère la terre. Qu’à fait l’homme ? » nous dit-il ! Il nous propose des solutions.

Mais il ne s’arrête pas là : il ausculte, observe, décortique le couple et ses profondeurs, sans escamoter ce terrain magnifique qu’est la sexualité. Il fallait bien, là, parler du tantrisme, cette manière de redécouvrir, à travers la sexualité, l’unification des énergies, l’ouverture réelle à soi et à l’autre et, in fine, cette possibilité de communier réellement avec la vie, plutôt que de la dévorer, de la contraindre, de la souiller. Il le fait. Il plonge avec une authenticité rare, et un courage désarmant. Hommes, accepterez-vous d’être désarmés à la lecture de ce livre, et d’aller rencontrer votre Essence ?

Philippe nous questionne souvent dans son ouvrage, et nous dessine des chemins de réponses, mais ce n’est pas tout ! Il nous remet en contact avec ces frémissements de l’âme ; cette sagesse du corps, qui nous dit « cherche et cherche encore » et fais-toi guider par ce à quoi ton cœur aspire de toute éternité.

En fait, tout cet ouvrage nous renvoie régulièrement à la philosophie tantrique : le tantrisme comme voie d’union avec soi-même, comme possibilité de retrouvailles du Masculin et du Féminin, capable de résoudre ces questions fondamentales : allier le corps et l’esprit, faire la paix au lieu de la guerre, développer ses sens, son écoute de l’autre, sa réceptivité au monde, mais aussi se décider à rencontrer vraiment l’autre corps et âme. Cette démarche, à l’opposé de ces attitudes frileuses et quasi autistiques qui privilégient l’individualisme et le repli sur soi est, à mon sens, une réponse majestueuse à la déliquescence de notre société.

Parmi les couples qui ne faisaient pas l’amour, je n’en ai rencontré aucun d’heureux. Parmi les individus qui ne savent pas aimer, aucun heureux non plus.

Car, si le bas-ventre de l’un est bloqué, comment pourrait fonctionner son cœur ? Et si son cœur est emmuré, comment pourrait exister librement sa gorge et ses yeux, qui peuvent offrir de la tendresse et de la joie au monde ?

Je crois que le message de Philippe est là : aimons, osons aimer. Osons plonger dans l’arc-en-ciel du vivant. Sortons du tombeau ! Sortons de nos pensées étriquées et allons embrasser l’univers !

«  Moi qui voulais devenir missionnaire ? » se demande-t-il ! Et je ne peux m’empêcher de sourire ! Mission accomplie, Ami ! Et avec quel à-propos, avec quelle justesse !

Il est de ces ouvrages qui nous livrent des accords parfaits. Des harmonies incomparables. Nous les goûtons comme une symphonie. Nous les dégustons comme un lever de soleil. Celui-ci a un parfum d’exception. Il jette un pont vers un futur radieux.

Car notre auteur est aussi prophète :

« Cette ère à venir dépendra de nous les hommes, dans notre capacité à être doux et patients plutôt que virils et coléreux; à être profonds et aimants plutôt que superficiels et distants ; à être à l’écoute et présents plutôt que fuyants et absents… 

Sommes-nous prêts à nous rabaisser de la sorte, nous qui avons érigé sur un pied d’Estale  ( !!) notre orgueil masculin ? Sommes-nous prêts à faire passer l’autre avant nous-même laissant ainsi ces jeux de pouvoir qui empestent nos sociétés et les rendent inopérantes et suicidaires ?  

Serons-nous capable d’agir pour les générations futures au-delà de notre intérêt immédiat? »

Il soulève aussi des questions sociologiques : le mariage, une institution distincte de l’amour ? Mais aussi psychologiques, en nous faisant réfléchir aux règles édictées par notre société, et aux comportements qui en découlent…

Il nous livre aussi un traité de sexologie appliquée :

« L’homme a faim, la femme a besoin d’être mise en appétit ; l’homme veut convoler, la femme veut d’abord s’envoler ; l’homme veut coucher, la femme a besoin d’accoucher… Tragique méprise ! Combien de couples meurent parce que l’homme n’a pas su donner… la femme, de jouisseuse, de multi orgasmique, devient léthargique, frigide, blasée… dégoutée du peu de saveur qu’on lui propose…. »

Il réveille : « Homme, quand seras-tu conscient de ta déité ? Celle qui te fait prince de sang, charmeur à ses heures, père présent à tes enfants ? Etre plutôt que paraître ; profond plutôt que superficiel ; combattant plutôt que guerrier ! »

En fait, il propose d’emprunter la voie du coeur. Celle du milieu, qui relie la tête et le sexe. Comme il est majestueux dans son authenticité ! Il partage, cœur ouvert et âme sereine, ses doutes, ses inquiétudes, ses aspirations, ses errances parfois. Il a compris que la plus grande force est celle-ci : l’authenticité. Celle qui ose, courageusement, se voir tel qu’on est, coeur à nu et âme confiante.

L’amour est sacré. La relation aussi. C’est dit. Par un homme, de manière poétique. On entre dans le livre de Philippe comme on entre dans un temple. Ce livre est une douce initiation. Car, en fait, Philippe est un vrai mystique. Au sens noble du terme. Il nous fait côtoyer la puissance du Sacré. A travers ses pages, on entend des chœurs, on se laisse envoûter par le parfum des Noces Célestes. Mystiques, jouisseurs, amoureux de la vie, précipitez-vous pour lire ce livre !

Et puissiez-vous, vous femmes et hommes qui le lirez, sentir ce désir profond et inextinguible de plonger dans la pureté d’amour à laquelle vous rêvez depuis…

Puissiez-vous, hommes, mettre genou en terre et, cœur ouvert et âme sereine, faire allégeance, enfin, à l’amour, à la vie.

Puissiez-vous, femmes, retrouver l’espoir en l’homme.

Cet ouvrage réconcilie les conseils pratiques et les aspirations mystiques, les questionnements sincères, pragmatiques, et les plus hautes intuitions métaphysiques.

J’aime ce livre, je vais le conseiller, et aider Philippe à propager sa parole. Au nom de toutes les femmes dont la royauté a été bafouée et méprisée, au nom de tous les hommes qui errent, comme des guerriers sans épée, comme des enfants sans perspective, au lieu de s’engager, enfin, pour aller construire un monde plus humaniste et juste.

 

« Ma vie est mon matériau, ce récit est mon grimoire", nous dit-il …

Dans la tradition judaïque, nous dit Philippe, il est spécifié que nous devons réaliser dans notre vie trois mariages : « le mariage avec Soi ; le mariage avec l’Autre ; le mariage avec Dieu ».

J’ai le sentiment, en refermant ces pages, d’avoir eu la chance d’être conviée à une telle  triple fête.

Je vous souhaite une même intensité d’expérience. Mais, je vous préviens : vous ne serez plus le ( la) même après la lecture de cet ouvrage.

Hommes et femmes de bonne volonté. Venez participer à cette œuvre qui nous est dévolue : créer, ensemble, un monde apaisé, où la puissance n’est pas exclue, mais enfin brandie pour être offerte en service à la Vie.

 

Anne-Catherine SABAS

Psychopraticienne

Auteure de « Le paradoxe d’Eve »

Et «  Le pouvoir d’être heureux »

www.anne-catherine-sabas.com

 

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