6 - Que faire de nos blessures

« Les esprits créatifs survivent toujours aux mauvais traitements ».

Anna Freud

 

La souffrance, nous n’aimons pas. Les blessures, ça fait mal. Qu’elles aient été infligées par la vie, par les autres, ou par nous-mêmes. Nous tentons de les éviter.

Entre les réels dommages causés par des événements passés, un présent pas toujours facile à gérer, et les hypothétiques déboires du futur qui nous empoisonnent déjà la vie, il faut avouer que la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Alors, comment réussir à être heureux malgré tout? Car il ne s’agit pas de sombrer dans une résignation qui nous pousserait à banir toute ambition, tout désir de paix et d’équilibre ! Il s’agit de trouver cette voie du milieu chère aux pholosophies orientales, qui nous permettrait de ne pas rajouter de la douleur aux événements que nous ne pouvons pas maîtriser.

Car, à force de vouloir à tout prix guérir de notre passé, tenter de trouver le remède miracle aux problèmes d’aujourd’hui, et maîtriser notre futur de manière à ce qu’il soit le plus conforme possible  à nos vœux, nous finissons souvent par ressembler à des robots, obsédés par la perfection, et déréglés à la moindre contrariété.

Pourtant, la souffrance ne fait-elle pas partie de la vie ?

Le deuil, la maladie, les crises inérentes à nos évolutions, et en général tous les changements qui viennent bousculer nos habitudes provoquent en nous des réactions qui, même si elles sont désagréables, n’en sont pas moins inévitables, et la plupart du temps normales.

Dans ces conditions, comment allons-nous pouvoir affronter les souffrances que nous traversons parfois à notre corps défendant ?

Tout d’abord en nous rappelant qu’elles ont une fin. En effet, même dans les maladies les plus douloureuses, il existe des moments de rémission. La douleur, comme le chagrin, finissent tôt ou tard par s’apaiser. Alors ne croyons pas cette petite voix qui nous répète que cela ne s’arrêtera jamais : c’est faux.

Ensuite, en réfléchissant à la manière de les soulager ! Décider de souffrir dans son coin, de tenir coûte que coûte, ou de faire comme si tout allait bien n’est pas la solution. La plupart des souffrances peuvent être apaisées, par la médecine, ou par les professionnels de la santé psychique. Pensons aussi aux vertus d’une discussion avec un ami, à un câlin, et au plasir sous toutes ses formes. Oui, le plaisir est un antidote à la souffrance. Simple, non ?

Nous pouvons aussi réfléchir à ce que nos souffrances veulent nous dire : une somatisation nous parle souvent d’un conflit non résolu, ou d’une émotion non digérée. Un problème relationnel vient nous indiquer ce que nous avons à réajuster dans notre manière d’entrer en relation. Et même les crises existentielles, profondes, vertigineuses, peuvent être une opportunité pour remettre à plat certains choix de vie, et trouver enfin notre voie. Il n’est jamais trop tard.

Enfin, la créativité peut transformer une souffrance en ressource, en chance, en trésor.

Combien de destins modifiés grâce à une crise ? Combien de vocations découvertes, après une souffrance qui nous semblait jusque là insurmontable. Combien de guérisons profondes parce qu’un événement douloureux nous a amenés à remettre en question nos fonctionnements obsolètes ?

Alors, qu’allons-nous faire de nos blessures ? Décider d’en être victimes toute notre vie ou, au contraire, les transformer en expériences dont nous sommes sortis vainqueurs ? Les prendre pour ce qu’elles sont : des signaux que quelque chose, dans notre positionnement, ou notre façon de nous traiter, doit être modifié d’urgence.

En fait, il ne tient qu’à nous de recréer notre vie, chaque jour, et de modifier le regard que nous avons sur les moments douloureux :  Ils vont peut-être nous sauver la vie.

 

 

 

 

 

 

 

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